Comment documenter vos collections ?
Le guide de documentation du Réseau Info-Muse

Les guides électroniques de la SMQ

Comment utiliser le système de classification

Le dénominateur commun de la majorité des objets de culture matérielle est qu'ils ont été fabriqués originalement pour une fonction précise. L'utilisation du système de classification s'appuie sur le principe de la fonction première de l'objet. Malgré cette règle fort simple, il est possible d'être placé devant des situations particulières quant à l'utilisation du système de classification. Cette section du guide propose quelques pistes de réflexion et des recommandations en ce qui concerne les questions qui se posent le plus fréquemment.

Il se peut qu'un mandat de collectionnement très spécialisé exige un découpage plus détaillé que la classification générale suggérée. Par exemple, un musée du jouet trouve peu pertinent d'organiser l'ensemble de sa collection dans le nombre restreint de sous-catégories de la catégorie 9 « Sport et divertissement ». Une institution qui est dans cette situation adopte parfois un système de classification qui lui est propre et qui répond mieux aux besoins de découpage de sa collection. Dans ce cas, il est recommandé d'ajouter le système de classification général Info-Muse dans les champs Catégorie de l'objet et Sous-catégorie de l'objet pour échanger l'information dans la base de données commune Info-Muse et de conserver le système de classification « maison » plus détaillé dans d'autres champs de la base de données locale qui ne sont pas transférés à la base de données commune.

Il peut arriver que l'approche scientifique répandue au sein d'une discipline propose un cadre de classification reposant sur d'autres critères que la fonction originale de l'objet. Par exemple, l'organisation et l'étude des collections en archéologie préhistorique (ou paléohistorique) se fondent principalement sur des critères typologiques ou morphologiques. Dans ce cas, il est possible d'utiliser un système de classification différent et conforme à l'usage en vigueur au sein de la discipline. Il faut alors conserver cette information dans des champs de la base de données locale qui ne sont pas exportés vers la base de données commune Info-Muse. Certaines institutions choisissent malgré tout de recourir au système de classification Info-Muse, développé d'abord pour les collections historiques; elles préfèrent alors un système de classification qui exige des compromis plutôt que de laisser une partie des collections sans classification. Dans ce cas, il faut consulter l'équipe du Réseau Info-Muse, qui pourra fournir des conseils au regard de l'utilisation du système de classification selon le contenu spécifique des collections à documenter.

D'autres questions surgissent face à l'utilisation du système de classification. Par exemple, il arrive qu'un objet subisse des transformations et serve à d'autres fins que sa fonction d'origine. Il peut aussi être difficile d'identifier un objet, de déterminer sa fonction exacte ou de choisir la classification la plus appropriée. La section suivante présente, à titre indicatif, des recommandations accompagnées d'exemples pour certains cas particuliers. Mais lorsque surviennent des difficultés de classification pour un objet, il est souhaitable de se poser les questions suivantes :

  • À quelle fin l'objet catalogué a-t-il été créé?
  • Quelle place cet objet occupe-t-il au sein de la collection?
  • Au moment d'effectuer une recherche, quelle clé d'accès devrait conduire à cet objet?

Il est également important de souligner que le système de classification Info-Muse permet d'inscrire jusqu'à deux catégories et sous-catégories pour un même objet. Cette flexibilité peut offrir une solution aux problèmes de classification en augmentant le nombre de points d'accès à l'information recherchée.

Finalement, il est essentiel de bien prendre en note les décisions appliquées afin que l'ensemble des collections soit documenté de façon homogène. Pour en savoir davantage sur les systèmes de classification du Réseau Info-Muse, consultez la capsule documentaire no 3.

Version 1.3, 2015-12-01
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