| |  | Historique
des collections20e siècle 1960-1980 : l'importance du rôle
de l'ÉtatL'engagement des différents paliers
de gouvernement permet de consolider le réseau des musées au Québec,
de rationaliser et de normaliser leurs activités et, par conséquent,
d'assurer une meilleure conservation et diffusion des collections.
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| Atelier des peintures du Centre de
conservation du Québec : restauration d'uvres de Paul-Émile
Borduas en vue de l'exposition Borduas et les automatistes,
organisée par le Musée d'art contemporain de Montréal
en 1998. Sur la photo : Michael O'Malley, Colette Naud et Anne Lapointe.
Photo : Michel Élie, Centre de conservation du Québec. |
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La création, en 1964, du ministère des Affaires culturelles
amène un meilleur engagement du gouvernement et une meilleure coordination
de son rôle quant à l'accessibilité des collections
et à leur conservation (création du Centre de conservation
du Québec, en 1979). La création du Musée d'art contemporain
de Montréal, en 1965, puis la reconnaissance de musées accrédités,
à partir de 1974, consolident un réseau d'institutions sur
l'ensemble du territoire de la province, dont plusieurs institutions à
caractère mixte (histoire, archéologie, ethnologie, art)
(comme le Musée des Abénakis, en 1965, le Musée du
Bas-Saint-Laurent, en 1975, ou le Musée régional de la Côte-Nord,
en 1976), ou exploitant des volets des sciences naturelles liés
à l'industrie (comme le Musée régional des mines
de Malartic, en 1972, le Musée minéralogique et minier de
Thetford Mines, en 1976, ou le Village minier de Bourlamaque, en 1979).
Cet engagement du gouvernement
provincial s'accomplit au moment même où le gouvernement fédéral,
par le biais du Secrétariat d'État et du Service canadien des Parcs
nationaux (fondé en 1885), investit le secteur de la muséologie.
Des programmes et des institutions fédérales jouent alors un rôle
déterminant dans la constitution, la conservation, l'inventaire et la diffusion
des collections. Parcs Canada développe une expertise de recherche et de
mise en valeur des centres d'interprétation des lieux historiques nationaux
du Canada. Une infrastructure parallèle à celle des musées
québécois se met en place, qui s'implante dans les parcs nationaux
et les sites historiques (comme les Forges du Saint-Maurice, le Fort Chambly ou
le Centre d'interprétation de la fourrure de Lachine).
Dans ce mouvement et forts de cette expertise, de nombreux centres d'interprétation
se constituent au Québec et ajoutent une autre facette à
ce mode de collectionnement in situ. Il s'agit la plupart du
temps de collections reliées à un site ou à un sujet
en particulier. Ces collections sont dites " fermées "
car elles se développent peu, une fois que le site a été
fouillé ou mis en valeur par l'acquisition des objets nécessaires
à son interprétation.
La législation
fédérale sur l'impôt va également favoriser les collectionneurs
et les musées, qui se voient maintenant offrir en grande quantité
des objets restés jusque-là dans le domaine privé. Cette
incitation économique joue un rôle moteur dans le développement
des collections, tant en région que dans les villes-centres. | |