Les
objectifs de départ
- Positionner favorablement les institutions muséales sur Internet
L'objectif principal de ce projet était de permettre aux institutions
muséales québécoises de se positionner favorablement
sur les réseaux mondiaux de distribution d'information. La première
étape de cet objectif a très certainement été
atteinte. Dans le contexte actuel, les données qui sont versées
dans la base de données Info-Muse le sont également dans Artefacts
Canada, la base de données pancanadienne sur les collections du Réseau
canadien d'information sur le patrimoine (RCIP). Or, 95% des images présentes
dans Artefacts Canada proviennent de la base de données Info-Muse.
Les contributeurs d'images d'Artefacts Canada sont d'ailleurs à 75%
des usagers du Réseau Info-Muse. Il n'est donc pas surprenant que les
musées québécois soient perçus comme un modèle
de dynamisme dans le contexte canadien.
La deuxième étape de cet objectif sera réalisée
au printemps 2002, lorsque Musées à découvrir
offrira un accès scénarisé et ludique aux collections
muséales québécoises.
- Numériser et rendre accessible un corpus représentatif
d'images des collections du Québec
Près de 25 000 images numériques ont été produites
à l'occasion du projet, ce qui dépasse de 10 000 l'objectif
de départ. Les images sélectionnées pour faire partie
de la réserve ouverte de Musées à découvrir
seront toutes disponibles dans la base de données Info-Muse. Lors de
la mise en ligne, on pourra donc affirmer que la base de données Info-Muse
est vraiment représentative de la richesse des collections du Québec.
Il faut cependant noter que quelque 900 uvres d'art contemporain non
libres de droits ont été numérisées à l'occasion
du projet mais n'ont pas été téléchargées
à la base de données Info-Muse. Cela crée un vide quant
à la représentativité de l'art contemporain que la SMQ
tentera de combler partiellement, du moins pour les besoins de Musées
à découvrir.
Les
techniques utilisées
- Numérisation
Il est intéressant de constater que les technologies de numérisation
qui ont été utilisées sont réparties également
entre la photographie classique jumelée à une numérisation
subséquente et la photographie numérique directe (avec un appareil
numérique ou un numériseur). Deux répondants ont souligné
avoir utilisé les 2 technologies. Soulignons que le Réseau Info-Muse
suggère souvent de passer par une étape de photographie classique
avant la numérisation, surtout pour les institutions qui n'ont pas
de personnel ayant des connaissances techniques en numérisation. Plusieurs
institutions favorisent cependant la numérisation directe pour des
raisons d'ordre économique.
- Envoi des fichiers d'images
Pour ce qui est de l'expédition des fichiers, la majorité des
répondants ( 72%) ont utilisé FTP (Internet). Vingt-trois pourcent
ont sauvegardé leurs images sur un médium dur (CD Rom ou disquettes
Zip) qu'ils ont fait parvenir par voie postale alors que 2 répondants
seulement hébergent les images sur leur propre serveur.[1]
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Les
ressources humaines
La plupart des répondants ( 82%) ont fait appel à une ressource
externe dans une ou plusieurs étapes de réalisation du projet.
Ce chiffre révèle que le projet a favorisé l'emploi dans
les régions des institutions participantes.
C'est surtout au chapitre de la photographie des objets ( 74%) que les répondants
ont retenu les services de ressources extérieures à leur institution.
Cela est encourageant puisque la SMQ a recommandé, par souci de qualité
du rendu photographique, que les prises de vue soient réalisées
par un photographe professionnel. Une analyse subséquente des images
produites a démontré qu'une faible minorité de participants
seulement a fourni des images de qualité vraiment déficiente.
En deuxième lieu, c'est au chapitre de la numérisation que l'on
a retenu le plus souvent une ressource externe ( 72%). Cela s'explique puisque,
dans bien des cas, les institutions participantes ne possédaient pas
à l'interne les compétences techniques pour réaliser le
travail.
Autre chiffre révélateur, 31% des répondants disent avoir
retenu les services d'un ou d'une technicienne en muséologie. Il s'agit
là d'une indication de reconnaissance de cette spécialisation,
de plus en plus utilisée dans le milieu muséal.
|
Tâches pour lesquelles
on a fait appel
à des ressources humaines externes
| Photographies des objets |
| |
74% |
| Numérisation des images |
| |
72% |
| Informatisation des données
texte |
| |
36% |
| Téléchargement des
données et des images |
| |
36% |
| Planification de projet |
| |
5% |
| Autre : manutention des objets |
| |
3% |
|

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1- On peut supposer
que rares sont les institutions qui possèdent un serveur assez puissant
pour se permettre de donner accès aux images par le biais de leur serveur.
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