
- Arts visuels et numériques
Du 18 avril au 21 juin 2026

Accessible
Cette édition de la Biennale d’art contemporain autochtone s’articule autour du concept de transition, des espaces liminaires et de l’existence dans un flottement entre des vécus, des identités ou même des réalités contradictoires. Elle reflète également l’expérience singulière de composer avec des cultures, des langues et des identités multiples.
Les frontières englobent les limites complexes et diverses qui séparent les entités géographiques, politiques et culturelles. Elles ne représentent pas seulement des démarcations physiques sur les cartes, mais symbolisent également les limites, les divisions et les connexions entre différents territoires, nations et communautés. En outre, les frontières peuvent façonner les identités, influencer la circulation des individus et des biens ainsi qu’entraîner des conséquences politiques et économiques importantes. Traditionnellement, les communautés autochtones ont habité des territoires qui s’étendent bien au-delà des frontières des États-nations modernes et ont toujours traversé celles-ci à des fins culturelles et économiques. L’application des frontières internationales par les puissances coloniales a perturbé les schémas traditionnels d’utilisation des territoires de ces communautés, posant problème pour accéder aux terres ancestrales, rendre visite aux proches et s’engager dans des pratiques culturelles et religieuses qui transcendent ces divisions artificielles. Cette édition s’articule donc autour du concept de transition, des espaces liminaires et de l’existence dans un flottement entre des vécus, des identités ou même des réalités contradictoires. Elle reflète également l’expérience singulière de composer avec des cultures, des langues et des identités multiples.